The Difference the Truth Makes….

L’ampoule s’est allumée pour moi à 43 ans et ce fut un véritable sentiment de perte

Aphasie

Ce soir en rentrant du travail, j’ai allumé la radio et il y avait une émission sur les aphasiques, des personnes qui perdent l’usage de la parole et doivent la réapprendre, suite à un accident.
A dix ans, j’ai connu un épisode d’aphasie. Plus rien ne sortait de ma bouche, cela a duré une vingtaine de minute et ce fut un moment effroyable : d’un seul coup, j’ai dû sortir, j’ai couru à l’extérieur. Nous étions à l’église, c’était un dimanche à Nantilly.Sous le porche, j’ai repris peu à peu de mes esprits, ma mère me grondait au lieu de me rassurer, et finalement, j’ai pu réentendre le son de ma voix. Elle ne m’a pas montrée aux médecins,comme pour mon pied, ce fut pareil quand je l’ai cassé, rien de cela ne devait se savoir. Emmurée je suis depuis tout ce temps, tout ce temps..

Dear blocked adoptive parent…

Dans le cadre de mes recherches, j’ai dû affronté mes persécuteurs. Mes parents adoptifs n’ont jamais éprouvé la honte de me dire, 43 ans après, qu’ils savaient que j’avais deux frères aînés… L’évêque maronite n’avait pas honte mais seulement peur que je dévoile dans un écrit ce que je savais de leur trafic, quant à la religieuse, elle a écrit : “C’est la signature du Père…”, me laissant penser que j’étais le Fils, se remettant à Dieu… Rien de cela n’était sérieux, un grand carnaval inversé, où les persécuteurs étaient les victimes, ensuite chacun reprenait sa place… Tout ce que tu dis m’indique que la Grande Fête est terminée !

Daniel Drennan ElAwar

…who finds the need to email me and explain that I somehow don’t “understand” adoption and that adoption is somehow “different” in the UK:

The history of adoption in terms of Anglo-Saxon society reflects a targeting of the poor, the marginal, the “base classes”, the Indigenous, the colonized. That 120 years later this still takes place in the UK (not to mention that you still live in a “kingdom”) is beyond mind-boggling, and this horrifying state of affairs stands no matter how you package it, now matter how you market it, no matter how you promote it. I think it is fair to say at this point that adoption has done nothing to ease the class division in English society, or the disdain of the English for those they consider to be “sub-par”, including the parents of the children temporarily in your care. I’m not sure why you feel the…

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Posséder un enfant adoptif

Ces parents adoptifs qui ne supportent pas que les adoptés s’expriment et occupent avec tant de succès le discours narratif sur l’adoption !! Première réaction de ma mère quand j’ai appris : “mais ils auraient pu nous demander l’autorisation de TE le dire”…

Adoption plénière

Dans mon acte de naissance, mes parents sont désignés comme s’ils étaient mes parents de sang. Nul part dans mon état civil n’est fait mention de ma vie antérieure. Seul le lieu de naissance : “Beyrouth” indique une autre appartenance. Dans l’adoption plénière (1966), l’effacement de la filiation d’origine a pour finalité d’empêcher la famille d’origine de retrouver l’enfant (suite à l’affaire Novak très médiatisée).

Mais dans les faits aujourd’hui et la réalité?

Si on tient compte du fait qu’une parenté s’est substituée à une autre, il faudrait que soit fait mention dans mon état civil d’une continuité dans mon existence et non d’une dualité…

Effets secondaires

Depuis que j’ai retrouvé, toutes les fois où je dois discuter de ma place : dans ma famille proche, au travail, et même quand je me gare, dans la file des voitures quand je dois me rabattre, je vis un stress énorme. Palpitations, jambes molles, vision double… Je ne peux pas être dans l’après, ni même dans l’avant, je suis dans l’instant-instant : fixer mon regard sur une flamme qui brille, ne percevoir que son infime mouvement et voilà presque tout, comme un nouvel exercice de ma vie.

J’ai dans mon coeur, j’ai sous mon front

L’âme

J’ai dans mon coeur, j’ai sous mon front
Une âme invisible et présente :
Ceux qui doutent la chercheront ;
Je la répands pour qu’on la sente.

Partout scintillent les couleurs,
Mais d’où vient cette force en elles ?
Il existe un bleu dont je meurs,
Parce qu’il est dans les prunelles.

Tous les corps offrent des contours,
Mais d’où vient la forme qui touche ?
Comment fais-tu les grands amours,
Petite ligne de la bouche ?

Partout l’air vibre et rend des sons,
Mais d’où vient le délice intime
Que nous apportent ces frissons
Quand c’est une voix qui l’anime ?

J’ai dans mon coeur, j’ai sous mon front
Une âme invisible et présente :
Ceux qui doutent la chercheront ;
je la répands pour qu’on la sente.

René-François Sully-Prudhomme

Lao-tzu (chap.XIV) Regardant sans voir, on l’appelle Invisible ; écoutant sans entendre on l’appelle Inaudible

« Lao-tzu (chap.XIV) Regardant sans voir, on l’appelle Invisible ; écoutant sans entendre on l’appelle Inaudible ; palpant sans atteindre on l’appelle Imperceptible ; voilà trois choses inexplicables qui, confondues, font l’unité. Son haut n’est pas lumineux ; son bas n’est pas ténébreux. cela serpente indéfiniment indistinctement jusqu’au retour au Non-chose… On le qualifie de Forme de ce qui n’a pas de forme et d’Image de ce qui n’est pas image… »
François Cheng, Vide et plein, p.55, Ed. Points, coll.Essais.

Handicap

« Nous (Murphy et ses collaborateurs, AK) avons traité l’invalidité comme une forme de liminalité … Les handicapés à long terme ne sont ni malades ni en bonne santé, ni morts ni pleinement vivants, ni en dehors de la société ni tout à fait à l’intérieur. Ce sont des êtres humains, mais leurs corps sont déformés et fonctionnent de façon défectueuse, ce qui laisse planer un doute sur leur pleine humanité. Ils ne sont pas malades, car la maladie est une transition soit vers la mort soit vers la guérison. … Le malade vit dans un état de suspension sociale jusqu’à ce qu’il aille mieux. L’invalide, lui, passe sa vie dans un état analogue : il n’est ni chair ni poisson ; par rapport à la société, il vit dans un isolement partiel en tant qu’individu indéfini et ambigu. » (Robert Murphy ; Vivre à corps perdu ; Plon, Paris 1990, p. 183s)

“Je viens” d’Emmanuelle Bamayack-Tam

Vous voyez bien que l’on n’invente rien et que tout (ou presque) est déjà écrit… Voici ce livre, “Je viens” d’Emmanuelle Bamayack-Tam chez P.O.L qui “vient” insufler un état de grâce comique et discret sur nos malentendus qui font la vie. En librairie ce mois, “Je viens” dresse le portrait de trois femmes dont Charonne qui proclame “sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs.” Charonne a été adoptée, ce qui ne passe pas inaperçu. Magnifique!

http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-3541-2